










Apparemment, au début 1942, tandis que les USA venaient d'entrer en guerre, le banjoiste Eddie Peabody mena une campagne de lobbying pour la défense du banjo et sa réinsertion au sein des orchestres.
Avec l'arrivée de nouvelles sources d'informations, j'ai sensiblement complété les deux articles consacrés au saxophoniste et arrangeur de l'orchestre de Cab Calloway : Walter Foots Thomas.


Dans cette seconde note consacrée à la carrière de Ben Webster au sein de l’orchestre de Cab, nous allons examiner comment le train-train du Cotton Club et le manque d’opportunités de solos dans l’orchestre de Cab Calloway poussèrent Ben Webster à quitter un train de vie inespéré (et qu’il ne retrouvera jamais !).
La paie était bonne, l'uniforme tout neuf, les collègues renommés et la tournée prometteuse... pourtant, il suffit d'un soir au trompettiste Joe KEYES pour se faire son idée sur l'orchestre de Cab Calloway.
Souvenez-vous de la mine réjouie de ce batteur lors du fameux morceau d’anthologie Jumpin’ Jive pendant la scène tout aussi anthologique de Stormy Weather (1943) : c’est J.C. Heard ! Formidable batteur, J.C. Heard a apporté un véritable élan au niveau de la section rythmique de Cab Calloway. Et pourtant, il ne subsiste que très peu d’enregistrements de l’orchestre à cette époque : la grève du « record ban » débuta au moment où J.C. Heard remplaçait Cozy Cole aux baguettes. Et pour le coup, le siège était plus qu’éjectable…

Ben Webster est l’un des plus grands saxophonistes ténors de l’époque swing. A l’époque, seul Coleman Hawkins était considéré comme son égal… et petit à petit, Leon Chu BERRY entra dans la cour des grands. Ben Webster joua dans l’orchestre de Cab Calloway de septembre 1935 à juillet 1937. Comment ce grand soliste put s’accommoder du répertoire de Cab, comment les autres musiciens s’accommodèrent de son sacré caractère… Dans quelques instants, vous allez tout savoir.
Donner un surnom ("nickname") à un musicien était chose courante dans le milieu de jazz. Peu y ont échappé. Certains restaient connus uniquement du cercle intime des musiciens, d'autres devinrent des moyens de reconnaissance aisés. Thomas 'Fats' Waller parmi eux était donc surnommé 'Fats' par le public, mais dans l'intimité continuait de se faire appeler Tom ou Thomas. 


Voici un des aspects peu connus de Cab Calloway. En effet, s’il est un chanteur reconnu, peu d’entre vous savent qu’il débuta sa carrière en étant un batteur-chanteur. Mais il jouait également du saxophone, en tout cas, jusqu’à ce que Chu Berry le lui interdise…
Dans cette seconde note consacrée à Benny Payne, le pianiste de Cab Calloway de 1931 à 1943, nous allons découvrir comment il a réagi à son retour de l'armée et comment il a poursuivi sa carrière de pianiste.
Le chanteur, pianiste et chef d’orchestre George E. LEE (1896-1958) est surtout connu… à cause de sa petite sœur, Julia. Durant quelques années, l’orchestre de George E. Lee écume les salles du Kansas. Il calque peu à peu son chant sur celui de Cab Calloway, au point que les publicités l’appellent le « Cab Calloway du Middle West ».
Le nom « Calloway » était un vecteur de succès énorme. Avant Cab bien sûr, il y avait eu Blanche, la sœur aînée (née en 1903) qui avait fait ses premières armes avec Louis Armstrong avant d’avoir son propre orchestre en 1931. Mais ce que peu d’entre nous savent, c’est que Cab avait également un petit frère qui a eu lui aussi son orchestre. Mais pour en savoir plus sur Elmer Calloway, il faut chercher et chercher encore. Et surtout pas chez Cab…
George MAYER (1912?-1974) était un showman assez populaire dans les années trente. Sa particularité, en dehors d’être la ‘beatbox’ du moment (il faisait littéralement du tapdancing avec sa bouche), était d’imiter Cab Calloway, tant dans son jeu de scène que dans ses Hi de Ho.


























